Le député européen Andreas Schwab, le Professeur Pauline Schnapper, le conseiller aux Affaires européennes de l’Ambassade de Grande-Bretagne, Olaf Henricson-Bell, ainsi que le directeur du bureau londonien de la Fondation Konrad Adenauer, Hans Blomeier, ont estimé que plusieurs facteurs influenceront le résultat du référendum du 23 juin. Pour les partisans d’un maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne la participation au référendum constituera un défi majeur, avec la question cruciale de la mobilisation des électeurs. Parallèlement, les Pro-européens se trouvent face à la question de savoir si les électeurs sont conscients des avantages économiques d’un maintien dans l’UE ou s’ils se focalisent sur le danger d’une migration incontrôlée. Le débat politique actuel ainsi que la couverture médiatique sur la migration donnent aux Britanniques l’impression que la situation sur le continent est hors de contrôle. Par ailleurs, tandis que la « Remain Campaign » se concentre sur les faits, la « Leave Campaign » est menée d’une manière émotionnelle. Or, cette dernière stratégie semble actuellement convaincre plus d’électeurs.
Les intervenants ont souligné que seule une victoire nette de la « Remain Campaign » pourra calmer le débat persistant sur l’Union européenne. Dans le cas de résultats serrés, le risque d’une nouvelle campagne eurosceptique par différents groupes politiques n’est pas à exclure ; elle aurait un impact certain sur les prochaines élections générales britanniques.
Si les Britanniques votaient pour une sortie de l’UE, l’UE serait obligée d’adapter les traités au nouveau statut de la Grande-Bretagne. Son défi majeur serait d’endiguer les ambitions d’autres Etats-membres de sortir de l’UE. Enfin, elle devrait veiller à maintenir de bonnes relations économiques avec la Grande-Bretagne.
La conférence a été présidée par le Professeur Christian Lequesne de Sciences Po Paris.